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Histoire de Pâtissier

Nicolas Cloiseau

Ils étaient artisans dans les travaux publics, donc pas du tout dans le registre de la gastronomie.

Que faisaient vos parents ?

Ce domaine-là c’était mon oncle, le frère de ma mère, qui était restaurateur à Lannion (22). Tous les week-ends nous l’aidions, le travail était un peu légion chez nous. J’ai donc baigné très jeune dans cet univers. Mes parents faisaient le service et j’étais en cuisine. Déjà à cette époque, plus attiré par le sucré que par le salé. Ce qui fait que la question de ce que j’allais faire plus tard ne s’est jamais posée. J’allais être pâtissier.

Vous avez des frères et soeurs ?

J’avais un frère, il est décédé d’une leucémie à l’âge de 6 ans. Je pense d’ailleurs que le travail était une manière de faire abstraction de cette réalité. J’ai vu ce que mes parents ont traversé durant cette période alors à son décès, je me suis mis dans un mode « Nicolas il faut que tu fasses du mieux que tu peux et que tu n’embêtes pas tes parents. Il faut que tu sois exemplaire car ils en ont assez eu jusquelà, ce n’est pas la peine d’en rajouter une couche ».

Vous étiez bon élève ?

Oui plutôt, et ça a presque posé problème en troisième lorsque j’ai voulu m’orienter vers l’apprentissage. Mes profs ont voulu m’en dissuader. Mais moi je voulais juste être pâtissier, le compromis, pour ne pas faire d’histoires, a donc été d’aller en lycée professionnel, ce qui a contenté tout le monde, mes enseignants et mes parents.

Cet article est issu du magazine

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N° 324 Novembre 2020

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