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Histoire de pâtissier

Claire Heitzler

Née à Colmar, en Alsace, Claire Heitzler est peu connue du grand public, mais respectée par ses pairs pour sa créativité, son talent et son engagement auprès des producteurs. Après avoir travaillé pour de grandes maisons, elle est désormais conseillère et formatrice, mais de nouveaux projets s’annoncent...

Quel genre d’enfant étiez-vous ?

J’étais très dynamique, très garçon manqué. J’ai grandi dans le village de Niedermorschwihr, là où vit Christine Ferber. Mes parents habitent d’ailleurs toujours la maison en face de sa boutique. C’est un village de 600 habitants, à l’école primaire les niveaux étaient par conséquent regroupés, et j’étais la seule fille de ma classe. J’ai donc grandi avec des garçons, et fait les 400 coups. Je pense que ma mère en avait ras-le-bol de retrouver mes jeans troués (rire).

À quel moment choisissez-vous la pâtisserie ?

Durant ma période de collège, à Ingersheim. J’ai découvert la restauration en travaillant tous les week-ends chez des restaurateurs, amis de mes parents. Et j’adorais ça et c’est là où j’ai adhéré au dynamisme des métiers de bouche… Raison pour laquelle je suis allée à l’école hôtelière, à Guebwiller où j’ai passé mon CAP BEP et bac pro Cuisine.

Pourquoi avoir commencé en cuisine ?

En fait, c’était vraiment l’environnement des métiers de bouche qui me plaisait, sans vraiment savoir au départ ce que je voulais faire. C’est à la fin de ma formation, ne me sentant pas assez mature pour entrer dans la vie professionnelle, que je me suis orientée vers la pâtisserie. Car en cuisine, c’était la partie qui me plaisait le plus, le côté précis, rigoureux. J’ai donc opté pour un CAP Pâtisserie mais cette fois en apprentissage, chez Thierry Mulhaupt, à Strasbourg, pour avoir plus de pratique et des bases solides.

Comment se passent vos premiers pas en pâtisserie ?

Compliqués. À 17 ans, je me suis retrouvée toute seule à Strasbourg. C’était beaucoup de changements et je n’étais pas prête. Il m’a fallu du temps pour m’habituer, trouver mes marques et apprendre à me débrouiller toute seule. En plus, je ne suis pas très matinale, et en pâtisserie boutique tu te lèves à 3 h du matin pour aller travailler. C’est pour cette raison que je suis retournée rapidement en restauration. Mais j’ai eu la chance de tomber chez Thierry Mulhaupt, c’est vraiment un homme extraordinaire, très pédagogue, très calme, posé. J’ai appris énormément à ses côtés.

1. Claire à 1 an – 2 & 5. Photos de famille – 3. Claire, Laure et Julie – 4 Claire, Julie et Laure

Cet article est issu du magazine

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N° 358 Juin 2024

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