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Histoire de pâtissier

Franck Fresson

Franck Fresson est un pâtissier dont on parle peu. L’un des Meilleurs Ouvriers de France 2004 s’illustre par sa discrétion malgré la notoriété acquise dans sa région depuis de nombreuses années. En 2022, il va célébrer les 100 ans d’une maison fondée par son grand-père et dont il assure aujourd’hui la pérennité avec son épouse Chrystèle et une équipe dont il est fier. Et si la pâtisserie anime son quotidien, l’homme est aussi un passionné de vin et d’aviation.

Né à Briey le 29 septembre 1968, Franck Fresson grandit à Jarny, dans la pâtisserie familiale fondée par son grand-père en 1922. L’histoire familiale commence néanmoins à Reims, à la fin du 18e siècle, avec un arrière-grand-père boulanger, dont le fils, Pierre Fresson, est envoyé au front dans la région de Briey à l’âge de 18 ans. Il y rencontrera son épouse Lucie et s’installera alors dans le village de Jarny que la famille ne quittera plus.

La pâtisserie était-elle une évidence pour vous ?

Pas du tout ! J’ai eu un bac général et je me destinais ensuite à des études en langues étrangères appliquées, mais j’ai finalement fait le choix, certainement pour répondre à ce que je pensais être une attente de mes parents, de passer un CAP pâtisserie au CFA de Vincennes. Mon professeur était Jean Creveux, Meilleur Ouvrier de France ; mon patron d’apprentissage Lucien Peltier, chez qui j’ai passé deux années magnifiques. Dans l’équipe il y avait Laurent Le Daniel, Laurent Kieny, François Granger, François Raimbaud, et Jean-Paul Hévin venait de partir.

La boutique de Jarny à l’origine

Comment se passent vos premiers pas en pâtisserie ?

J’ai d’abord observé, car à cette époque on ne touchait pas un gâteau avant plusieurs mois. Il y avait donc une petite frustration de ne pas pratiquer, mais je crois que de la frustration peut naître le talent. Nous n’avions de toutes les manières pas d’autres choix, puisqu’à l’époque il n’y avait ni Internet ni Instagram pour nous montrer qu’une vie différente existait. Nous nous appliquions donc à faire le mieux possible les tâches qu’on nous confiait car nous avions cette envie de reconnaissance de la part de nos chefs, de nos patrons, et d’obtenir les trucs et les procédés que les pâtissiers se passaient secrètement, notamment pour le décor et le sucre d’art.

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