Histoire de pâtissier
Nicolas Berger
L’ancien chef pâtissier d’Alain Ducasse, après avoir ouvert avec le chef étoilé les Manufactures de chocolat, s’est lancé dans une aventure plus personnelle. Il produit désormais son propre chocolat et le distribue à des professionnels auprès desquels il est devenu, en quelques mois à peine, une véritable référence. Il est aujourd’hui l’orfèvre de cacaos qu’il transforme et de chocolats qu’il produit avec l’optique de répondre aux attentes de pâtissiers et de chocolatiers exigeants.
D’où venez-vous Nicolas Berger ?
Je suis né en 1971 à Saint-Symphorien-sur-Coise, un petit village entre Lyon et Saint-Étienne. Mes parents avaient une pâtisserie, donc assez rapidement, les vacances scolaires, les mercredis et les week-ends ont été occupés par le travail à la pâtisserie. Mais cela symbolisait à mes yeux presque les vacances. Même si c’était un souhait de mon père qu’on l’aide, c’était naturel à mes yeux. Les parents de mon père étaient charcutiers, je pense que ses vacances et les jours où il n’avait pas école étaient destinés à aider à la charcuterie familiale, les miens l’étaient à la pâtisserie. Mon frère, de 4 ans mon aîné, a été logé à la même enseigne.
Ça vous a tout de suite plu ?
C’est difficile à dire car c’était mon environnement naturel. Je suis passé de l’écolier qui après ses devoirs allait bosser avec son père, à celui dont les devoirs étaient de bosser avec son père. La transition s’est faite sans forcément avoir mûrement réfléchi la décision. Ce qui me plaisait était d’avoir des choses plus concrètes que l’école, et pour moi cette concrétisation était d’avoir un métier, et de travailler. Et il se trouve que ça m’a plu.
Où vous êtes-vous formé, et comment ?
J’ai suivi un apprentissage chez mon père, et les cours dans une école de Saint-Étienne. Avec un professeur principal, Jean-Jacques Borne, qui a beaucoup compté, car c’est lui qui m’a poussé à participer à des concours. Seul, je n’y serais pas allé. J’apprécie les concours, je respecte les gens qui y participent car leur implication fait évoluer les choses, ce que je trouve intéressant, car de surcroît tout le monde en profite, mais naturellement je ne suis pas attiré ! Et lui m’a beaucoup poussé, il a passé du temps à me former, m’aider, même jusqu’à très tard le soir, à me motiver. Il s’est vraiment beaucoup investi, et avec lui Marc Fageau, un autre professeur.
Que faites-vous après le CAP ?
