Histoire de pâtissier
Yohann Caron
Yohann Caron a rencontré Cédric Grolet au Meurice en 2012. Depuis, ils ne se sont jamais quittés. Le respect professionnel a laissé place à une profonde amitié et à une collaboration qui ne porte pas son nom. Il est l’homme de l’ombre, le bras droit, le pâtissier dévoué, fondamentalement tourné vers l’humain. Sans se questionner, il a trouvé sa place à côté d’un génie de la pâtisserie dont il assume la créativité débordante, et même les idées les plus folles. Insatiable travailleur, l’hyperactif ne pouvait pas trouver meilleure association pour s’épanouir.
Cédric Grolet Opéra
Comment se passent vos jeunes années ?
J’étais un enfant hyperactif, je faisais beaucoup de sport, de foot. Au collège, j’étais déjà en sport-études, mais j’ai vite compris que je ne ferai pas carrière. Mes parents cuisinent beaucoup, j’ai toujours été passionné de cuisine, alors je me suis naturellement orienté vers cette voie. Et dès l’âge de douze ans, j’ai
régulièrement travaillé avec mon père. Il tenait un bar, alors je l’aidais à remonter les bouteilles de la cave, à les ranger, je servais des clients.
Ça vous plaisait ?
Ça me plaisait parce que mon père a toujours tenu des bars où tout le village se retrouvait. J’étais le petit du patron, alors souvent, pour les fêtes, tout était gratuit pour moi. J’ai toujours aimé être dans ce milieu, être en contact avec les clients.
Et vous avez démarré par la cuisine ?
Cet article est issu du magazine
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