Pavillon Ledoyen à Paris
Yannick Alléno
Sa réussite force l’admiration. Fondé en 2008, le groupe Yannick Alléno compte à travers le monde 21 établissements auréolés de 17 étoiles Michelin, auxquels s’ajoutent neuf nouvelles ouvertures en 2026. À la tête du Pavillon Ledoyen à Paris depuis 2014, le chef prend plaisir à innover sans cesse, dans sa quête insatiable de la « cohérence du goût ». Ses multiples projets traduisent sa passion intacte, orientée vers l’excellence et la transmission chère à son cœur. Rencontre.
En 2014, vous avez repris la concession du Pavillon Ledoyen à Paris et créé le premier des trois restaurants de l’établissement, Alléno Paris, trois étoiles sept mois après l’ouverture. Comment retraceriez-vous l’évolution de la Maison ?
Au terme de ma collaboration avec Le Meurice [fin 2012, après neuf ans passés en tant que chef des cuisines du palace et trois étoiles obtenues en 2007, NDLR], j’ai voulu m’installer. S’est alors présentée cette opportunité de reprendre la concession du Pavillon Ledoyen, qui était dans un état plus que critique. Il fallait être un peu fou, mais c’est une maison qui, par son énergie, son effet tellurique, nous a amenés aux réalisations d’aujourd’hui. Quand on est entrepreneur, il faut avoir des visions, mais aussi le goût du risque ! Le restaurant trois étoiles tournait à plein régime et, comme au Meurice, où j’avais eu l’expérience de rééquilibrer la Maison sur des points d’ancrage, il a fallu répartir la charge. Ce n’est pas bon de tenir sur un monopylône. En 2018, j’ouvre L’Abysse, une nouvelle expérience culinaire mêlée de Japon, une culture que j’adore, et, un an plus tard, Pavyllon avec de belles assiettes et ce comptoir qui me rappelle les bistrots de mes parents… C’est un peu la synthèse de ma vie.
Cet article est issu du magazine
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