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©Pascal Lattes

Clément Bouvier à Tignes

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Impossible de séjourner à Tignes sans entendre parler, voire même fréquenter l’un des établissements de la famille Bouvier. Tout a commencé il y a une quinzaine d’années, lorsque Catherine et Jean-Michel Bouvier ont quitté Chambéry pour s’installer à Tignes. Rejoints depuis par leurs enfants Emma et Clément, ils ont construit au fil du temps un écosystème gourmand, dans la station, mais également en altitude.

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Tignes n’est pas une, elle est plurielle. La station se compose en effet de plusieurs « villages » : Tignes les Brévières, Tignes 1800, et Tignes Val Claret. La première se situe à 1 550 mètres d’altitude, la dernière à 2 150 mètres. Son domaine skiable, relié à celui de Val-d’Isère, cumule 300 kilomètres de pistes et offre aux amateurs de glisse de multiples descentes, et un incroyable panorama.

La station conserve quelques vestiges des Jeux olympiques de 1992, dont la vasque de la flamme, visible à droite du télésiège Tichot, mais aussi les pistes d’acroski et de ski acrobatique sur le secteur de Tignes Val Claret. Aux portes du premier Parc national de France (1963), la station offre de multiples paysages, aussi bien l’hiver que l’été, entre son lac, la Grande Casse (son sommet le plus haut à 3 855 mètres), la Grande Motte, l’Aiguille percée (formation géologique particulière) et le mont Blanc qui façonnent les reliefs alentour, dont la beauté fascine.

POURQUOI VENIR À TIGNES ?

C’est la question que nous avons posée à Clément Bouvier. Sa réponse est simple : « Parce que c’est l’un des plus beaux domaines skiables des Alpes, avec 300 kilomètres de pistes communes à Val-d’Isère et 78 remontées mécaniques. Mais Tignes est également réputé pour le hors-piste, et nous avons surtout la garantie “neige” toute l’année. Et si l’on ne skie pas, les activités sont nombreuses : balade en chiens de traîneau, survol de la station en ULM ou en parapente… Le lac est aussi un point d’attraction, y compris l’hiver lorsqu’il est gelé, et peut être traversé. Cela permet de jolies balades. On peut même plonger sous la glace, avec bouteilles ou en apnée. Et Tignes est également appréciée pour son après-ski, avec le Cocorico, un lieu où se réunissent les skieurs de la fin de journée au début de soirée. Ça marche très fort. »

HIVER COMME ÉTÉ

Mais la station ne s’anime pas seulement en hiver, de fin novembre à début mai. Tignes vit aussi l’été, en juillet et en août, au rythme des randonnées et de l’escalade. Une saison où le rythme se ralenti, où la montagne se vit différemment, une saison qui pour le chef Clément Bouvier est également synonyme de cueillettes… Les fruits sont ramassés pour être transformés en confitures, les herbes et les plantes en tisanes, ou en macération comme avec le génépi que l’on peut notamment déguster au Drôle d’Endroit. On s’aperçoit finalement, qu’en station l’année n’offre que peu de repos. Car avant l’ouverture, le chef anticipe, dès le mois de septembre, ses recrutements, l’élaboration des recettes, les achats, la fixation des prix avec les fournisseurs, puis, dès le mois d’octobre, la mise en place de la pâtisserie et celle du restaurant Le Panoramic. « Plus on prépare l’hiver, mieux il se passe », avoue le chef. Car Le Panoramic est un lieu où passent chaque jour plusieurs milliers de clients, venus profiter du snack extérieur et de la grande terrasse, du self ou de la grande salle chaleureuse où les plats se partagent au centre de la table.

Cet article est issu du magazine

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N° 368 Janvier 2026

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