Pascal Hainigue est un pâtissier polyvalent qui excelle à la table. Formé en Alsace avant de passer par les palaces parisiens, il a affiné une écriture sucrée précise, où l’acidité structure et où le sucre s’efface au profit du goût. En 2023, il revient à l’Auberge de l’Ill, là même où, adolescent, il avait découvert le dessert à l’assiette. Distingué Pâtissier de l’année 2025, entre
héritage et interprétation contemporaine, il défend une pâtisserie lisible, équilibrée et ancrée dans le produit.
Où avez-vous grandi ?
J’ai vécu mes premières années à Colmar. À trois ans, mes parents ont acheté une maison à Buhl, un village à 30 minutes. Personne dans ma famille n’était dans le métier. Pourtant, aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours profondément voulu être pâtissier.
Votre vocation reste donc un vrai mystère ?
Comme beaucoup d’entre nous, j’ai pas mal de souvenirs liés à la cuisine et à la pâtisserie. Avec ma maman, j’ai très tôt fait des gâteaux au yaourt avec le petit batteur Moulinex qu’on a tous eu. Je me rappelle encore du goût de la pâte crue… Et puis, juste à côté de chez nous, il y avait un couple qui a beaucoup compté pour moi : Frida et René Braun. C’étaient des Alsaciens très traditionnels. Retraités, sans petits-enfants, ils sont vite devenus mes grands-parents de cœur. Frida cuisinait dès le matin, à l’ancienne, sur son fourneau à
bois. Et avec elle, on faisait parfois de la pâtisserie.
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