Histoire de Pâtissier
Pascal Hainigue
Je suis né à Colmar où j’ai eu une enfance proche de la nature. Nous avions une rivière juste derrière la maison, et j’aimais beaucoup y pêcher.
Parlez-nous de votre enfance ?
Lorsque je ne pêchais pas, je construisais des cabanes avec des copains du quartier, et l’été nous allions toujours en vacances dans un chalet dans les Vosges où l’on ramassait les fameuses myrtilles. Nos voisins immédiats étaient Frida et René Braun, un couple de retraités dont je suis naturellement devenu le petit-fils adoptif. J’ai immédiatement tissé une grande complicité avec eux, et très vite considéré Frida comme ma grand-mère. Cette proximité m’a amené à passer beaucoup de temps avec elle. Ensemble on construisait des igloos dans le jardin en hiver, des tipis en été, et c’est avec elle que j’ai réalisé mes premiers gâteaux !
Est-ce Frida Braun qui a initié chez vous le goût de la pâtisserie ?
Même s’il est toujours difficile de savoir pourquoi on choisit un métier, je pense que c’est elle qui, quelque part, m’a transmis ce goût pour la gastronomie et les traditions alsaciennes. Avec elle j’ai appris à confectionner mes premiers lamala de Pâques (agneau pascal en brioche – NDLR), les kouglofs du dimanche, les bredalas de Noël (petits biscuits en pâte sablée – NDLR) et les kersche kiechle, qui sont des crêpes assez épaisses garnies de myrtilles ou de cerises selon la période.
Cet article est issu du magazine
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