Histoire de chef
Stéphanie Le Quellec
Ma mère était commerçante, elle tenait une boutique de produits de bain, mon père était cadre dans l’informatique.
Comment se passe votre enfance ?
Mes parents n’étaient pas dans le milieu de la gastronomie, mais il y avait une grosse culture de la table. Ma mère a toujours réuni entre 20 et 25 personnes pour diverses occasions. Nous vivions à 4 dans 75 m2, mais on poussait les meubles et les canapés pour recevoir tout le monde. Mon père avait même fabriqué des plateaux en bois qui servaient de rallonges à la table. Avec ma soeur, nous étions toujours très excitées lors des préparatifs.
Est-ce cet esprit de partage et de convivialité qui vous a amenée à la cuisine ?
Oui, mais surtout mes grands-parents. Ma grand-mère cuisinait très bien, mon grand-père, lui, m’emmenait au marché couvert d’Enghien. Et ma mère, bien qu’elle fût commerçante, cuisinait pour nous tous les midis, des produits frais qu’elle achetait au marché. Les dimanches, l’apéritif se prolongeait, le pot-au-feu mijotait, et nous ne passions à table qu’à 14 h. Mon enfance a été rythmée par la table et surtout la gourmandise.
Quels étaient vos passions, vos hobbies ?
Dès mes 9-10 ans, je cuisinais pour mes grands-parents, chez qui je dormais le vendredi soir. J’ouvrais les livres de cuisine de ma grand-mère, j’établissais une liste de courses pour mon grand-père et je passais ensuite 2 à 3 heures en cuisine. Je n’ai en revanche jamais été très sportive… J’ai fait un peu de hand, de natation, mais ma vraie passion, c’était la cuisine.
Cet article est issu du magazine
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